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De la conception à la construction d’une autoroute, qui sont les principaux acteurs ?

Publié le - Mis à jour le 18 mars 2019

Rencontres & échange

Le maître d’ouvrage, intervenant pour le compte de l’État, est le donneur d’ordre. Il définit les objectifs du projet, son budget et son calendrier. Il finance l’investissement, pilote techniquement et administrativement aussi bien les études que les travaux et assure l’entretien des aménagements réalisés dès la mise en service de l’infrastructure.

Pour réaliser sa mission, le maître d’ouvrage s’appuie sur le maître d’œuvre qui a la responsabilité de concevoir le projet, depuis les études techniques jusqu’aux études réglementaires. Il dirige aussi les travaux dans le respect des coûts et des délais qui sont assignés et accompagne le maître d’ouvrage dans sa relation avec les entreprises.
Depuis les études amont jusqu’à la mise en service de l’autoroute, le maître d’œuvre apporte une réponse technique aux objectifs fonctionnels fixés par le maître d’ouvrage.

Les entreprises sont les derniers maillons de cette réalisation car elles interviennent une fois les études de conception terminées. Elles sont désignées sur appel d’offres par le maître d’ouvrage, sous le contrôle du maître d’œuvre qui a conçu le projet, pour réaliser les travaux de construction de l’infrastructure.


Interview : " Co-construire ce projet est une aventure passionnante "

alice lefur cofiroute

Cofiroute est le maître d’ouvrage du projet de Contournement nord d’Angers par l’autoroute A11. Alice LE FUR, chef de projet chez Cofiroute, nous explique son métier.

En quoi consiste le métier de maître d’ouvrage ? En particulier pour le Contournement Nord d’Angers ?

Par délégation de l’État concédant, le maître d’ouvrage a pour mission de mettre en œuvre le projet dans le respect du délai, des coûts et du cadre réglementaire. Nous intervenons dès les études préliminaires jusqu’aux travaux de construction afin de mener à bien la réalisation d’une opération de création ou de modification d’infrastructure, en l’occurrence la création de la 3e voie du Contournement Nord d’Angers.

Mon rôle s’apparente à celui d’un chef d’orchestre. Je suis en charge de coordonner les différents intervenants et collaborateurs du Groupe VINCI Autoroutes, dont les prestataires externes (bureaux d’études et cabinets de conseil spécialisés) que nous mobilisons sur les sujets environnementaux, socio-économiques ou de sécurité.

Durant la phase de concertation publique menée en avril 2018 , nous avons recueilli, dès le début des études, les avis des usagers, des riverains, des élus et des acteurs économiques et de l’aménagement du territoire. Les études détaillées en cours intègrent les apports de cette concertation. Le projet détaillé sera présenté lors de l’enquête publique prévue à l’automne 2019.

Nous collaborons également étroitement avec nos collègues de l’exploitation afin de préparer le chantier, lequel se déroulera sous circulation avec pour objectif permanent de limiter la gêne aux usagers. Nous rentrons d’ailleurs actuellement en phase de formalisation des marchés de travaux.

À la mise en service, les services de l’exploitation prendront le relais pour assurer l’entretien de l’autoroute pour le confort et la sécurité de ses usagers.

 

Combien de personnes travaillent dans votre équipe ?

L’équipe de la maîtrise d’ouvrage est constituée de deux personnes auxquelles s’ajoutent ponctuellement des spécialistes VINCI Autoroutes. Deux personnes vont venir bientôt renforcer notre équipe pour la préparation des marchés de travaux et la réalisation du chantier. Elles vont travailler aux côtés des acteurs locaux afin de mettre en place des partenariats dans le cadre de la démarche ERC « Éviter, Réduire, Compenser » qui consiste à concevoir un projet le moins impactant possible pour l’environnement.

Elles vont aussi venir en appui sur les sujets inhérents à l’exploitation comme, par exemple, le renouvellement du dossier de sécurité du tunnel dans un mode de fonctionnement à 2 x 3 voies.

En résumé, si l’on compte également les personnes travaillant pour le compte du maître d’œuvre en charge de concevoir techniquement le projet, dix à vingt personnes collaborent actuellement à cette opération.

 

Comment faites-vous le choix des prestataires et des partenaires ?

Nos prestataires sont désignés sur appel d’offres à l’échelle européenne. Les règles des marchés publics auxquelles nous nous conformons strictement définissent très précisément de quelle manière nous devons procéder pour garantir la mise en concurrence des différentes entreprises soumissionnaires et retenir in fine celles qui répondent le mieux à nos besoins.

Pour des prestations portant sur des sujets très spécifiques, nous avons recours à une mise en concurrence sur liste restreinte d’opérateurs économiques, dont des structures locales qui présentent l’avantage de mieux connaître le territoire et ses acteurs.

 

Quels sont les enjeux de votre métier sur le contournement nord d’Angers ?

Nous en avons identifié plusieurs. Cette autoroute se situe en zone urbaine, à la lisière des « basses vallées angevines », grande zone naturelle en cours de classement en site patrimonial remarquable. Ce contexte nécessite de conjuguer des sujets d’aménagement urbain et de préservation du paysage et de l’environnement. Pour ce faire, nous sommes en contacts étroits avec Angers Loire Métropole qui porte de nombreux projets de mise en valeur des berges, notamment Angers Cœur de Maine qui inclut le quartier Saint-Serge d’où part la bretelle d’entrée sur l’autoroute A11 depuis Angers centre.

Nous travaillons avec la Direction de l’aménagement, la direction des transports d’Angers Loire Métropole et des architectes paysagistes afin d’optimiser l’insertion de l’autoroute dans le territoire au regard des enjeux de déplacements et d’aménagement paysagers et urbains.

Le second enjeu porte sur la sécurité. En effet, même si elle avait été prévue pour accueillir une 3e voie, la section en tunnel nécessite que nous redéfinissions son fonctionnement à 2 x 3 voies, en collaboration avec tous les services de secours, la préfecture et l’exploitant.

De plus, le chantier se déroulant dans une zone très circulée, nous devons faire preuve d’une grande vigilance concernant la mise en application des mesures engagées afin de préserver la sécurité des usagers, du personnel, des entreprises et des prestataires intervenant sur le chantier.

Un autre enjeu de la phase chantier sera de minimiser la gêne aux usagers en garantissant des conditions de circulation optimales. Dans cette optique, nous réfléchissons à la mise en œuvre d’un dispositif d’information chantier afin d’accompagner les usagers durant les périodes de travaux.

 

Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel ?

De formation ingénieur Civil des Eaux et Forêts, j’ai débuté ma carrière professionnelle en assurant des missions d’assistance à maitrise d’ouvrage pour le compte d’un groupe d’ingénierie. J’ai eu l’opportunité de participer à des missions de conseil en management de projet et j’ai contribué au montage de grands projets d’infrastructures linéaires. Cette expérience de plusieurs années m’a permis de travailler avec de nombreux maîtres d’ouvrage publics comme Voies Navigables de France, Réseau Ferré de France, Cofiroute ou ASF.

J’ai rejoint Cofiroute il y a environ deux ans car j’étais à la fois attirée par sa politique d’aménagement du territoire et par le projet de Contournement Nord d’Angers dans sa globalité.

 

Qu’est-ce qui vous plaît dans ce métier ?

J’aime avoir une vision transversale de tout ce qui permet de réaliser un projet à caractère public. Ce métier me conduit également à travailler avec de nombreux experts sur des domaines variés tels que le foncier ou l’environnement et à développer un niveau d’échange qui est pour moi une source d’enrichissement. 

De par mes fonctions, j’interviens sur le terrain ce qui me permet de nouer une variété de relations. Co-construire le projet en montant des partenariats avec tous les acteurs du territoire est une expérience passionnante.